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    December 19

    Bonne et heureuse année 2009

       

    Chers amis,

    SkikdaMag vous souhaite un joyeux Noël ainsi qu’une excellente année 2009 remplie de bonheur, de réussite et de santé.

    Bien amicalement

    Jacky

    P.S : Vous pouvez également télécharger le diaporama réalisé sur le même thème en cliquant sur ce lien :

    http://skikdamag.blog.club-corsica.com

    June 13

    Une nécropole Romaine découverte près de Philippeville

    Notre ami Amor MOUAS nous signale la découverte d'une nécropole romaine tout près d’AURIBEAU (maintenant Aïn Charchar):

    Lors des travaux d'aménagement de la nouvelle autoroute qui traversera l'Algérie d'Est en Ouest, une nécropole romaine a été mise à jour grâce à la perspicacité d'un auribeaudois qui, trouvant des ossements et des pierres non ordinaires exhumés sur le chantier de l'autoroute, avisa les autorités locales. Un périmètre de protection a aussitôt été mis en place. Il est à prévoir que des fouilles vont être entreprises, car qui dit nécropole dit automatiquement lieu de vie à proximité...

    Affaire à suivre  !

    Notre ami, que nous remercions, nous tiendra au courant...!!

    A bientôt

    Amitiés

    SkikdaMagNecropole Romaine à AuribeauNecropole Romaine à Auribeau 1


    March 18

    Le "Cessez le Feu" 19 mars 1962

    Le 19 mars 1962 représente symboliquement une étape importante pour la nation française. Ce jour là, fut décidé, un « cessez le feu » avec les forces de libération de l’Algérie.

    Contexte historique :

    Depuis 1954, les anciens départements français d’Algérie ont connu des évènements terroristes qualifiés tardivement de « Guerre d’Algérie ».

    Cette guerre menée à l’origine par différents mouvements, FLN, MNA, GPRA, etc., dans un contexte de décolonisation engagé par la France en Afrique, a abouti à la signature des Accords d’Evian, le 18 mars 1962 puis à un « cessez le feu » le 19 mars 1962 et enfin, après référendum, à l’indépendance de l’Algérie au début de juillet 1962.

    Pour un certain nombre de raisons qu’il serait trop long d’exposer ici en détail, les populations européennes et autochtones fidèles à la France, durent quitter précipitamment, sous peine de mort, l’Algérie pour « rentrer » en France.

    Ces peuples baptisés les « Pieds Noirs » et les « Harkis » eurent à subir un exode dont les conséquences dramatiques sont encore perceptibles et mesurables.

    Contexte national :

    « Cessez le feu » a signifié pour toutes les familles des appelés de l’Armée Française, un « ouf ! » de soulagement que chacun de nous est en mesure de comprendre.

    Ce fut, pour ces familles, la fin d’une période terrible, plus proche de la gestion du terrorisme aveugle que d’une guerre « classique », avec le début larvé, d’une guerre civile avec l’OAS dont les conséquences auraient pu largement dépasser le cadre de l’Algérie.

    Pour les peuples musulmans de l’Algérie, arabes et berbères, c’était le début d’une nouvelle ère, la naissance d’une toute nouvelle nation.

    C’est dans cet esprit que chacun de nous, au fond de lui même, comprend cette histoire, vieille maintenant de presque 50 ans.

    Les célébrations du 19 mars 1962 :

    Tous les ans, à cette date ont lieu des commémorations en l’honneur des militaires tués ou disparus. C’est un fait et il est légitime.

    Ce que ne contestent pas les « Pieds Noirs » et les « Harkis » :

    La valeur symbolique de cet événement marquant la fin officielle d’une trop longue période de larmes et de sang.

    Pourquoi Pieds Noirs et Harkis contestent-ils le sens de cette date ?

    La valeur historique de cette date est contestée !

    Pourquoi ? Parce que cette date est souvent assimilée à la fin de la guerre d’Algérie !

    Or tous les chiffres et les données connus à ce jour, montrent qu’entre le 19 mars 1962 et l’été 1962, il y eut beaucoup plus de morts civils qu’entre 1954 et le 19 mars 1962, soit 5 mois comparés à 8 ans.

    Parmi eux, les français abattus par l’armée française le 26 mars 1962 à Alger, rue d’Isly, les actions de l’O.A.S. jusqu’en juin 1962, le génocide des Harkis et de leurs familles, courant juillet 1962 par les algériens et enfin le massacre et la disparition d’environ 3000 oranais.

    C’était le 5 juillet 1962, ils n’avaient pas pu encore quitter la ville d’ORAN et se sont retrouvés pris à parti par des groupes inconnus, sans être protégés par les forces françaises toujours présentes à l’époque.

    Que demandons-nous ?

    Nous pensons que cette date, peut être commémorée par ceux qui le souhaitent.

    Mais nous demandons qu’aucune autorité civile, nationale ou locale, ne participe officiellement à cet événement.

    Ou bien qu’elle le fasse en rappelant que ce jour, béni pour les uns, fut pour les autres le début d’une période de drames continus qui n’ont rien à voir avec un « cessez le feu » ou la fin d’une guerre.

    Ceci dans un souci d’équité de la Nation envers tous ses enfants.

    Signatures : Collectif de NotreJournal.info (voir adresse du site ci-dessous)

    U.R.L du site : http://www.notrejournal.info/journal

    January 21

    Au cimetière d'AURIBEAU (près de Philippeville)

    AU CIMETIERE D AURIBEAU

     

    Notre ami Amor MOUAS, (voir son texte intitulé « Il était une fois … Auribeau » nous a transmis la relation de la cérémonie de l’inauguration de la stèle érigée à l’emplacement de l’ancien cimetière chrétien d’AURIBEAU, transféré au Mémorial de regroupement de Skikda (ex PHILIPPEVILLE)  de laquelle nous avons extrait les passages suivants :

    …Arrivé au village, je retrouvais le Dr Hamid AMARI, venu de Bône (Annaba) pour la circonstance rendre un hommage aux disparus. A 9h arriva le cortège de la délégation officielle conduite par son Excellence M..Gérald  MARTIN, Consul général de France, accompagné de M Gérard PAOLI, originaire de Djendel (ex LANNOY) venu spécialement de France pour rendre un ultime hommage aux siens. AURIBEAU était représenté par son Maire ainsi que quelques anciens venus se recueillir et rendre un dernier hommage à ceux qu’ils avaient jadis côtoyés, ou dont ils avaient connu la descendance sur les bancs de l’école communale ou encore travaillé ensemble à la mise en valeur de cette contrée comme en témoignent les nombreux vergers d’agrumes et les vignobles laissés en héritage…

    …Rencontrés quelques jours auparavant  ,d’anciens Auribeaudois  m’avaient fait part de leurs regrets de voir les dépouilles dérangées dans leur éternité, soutenant que les défunts de toutes les confessions avaient droit au Respect ; la plupart de ces personnes percevaient ce déplacement comme une atteinte à l’intégrité des sépultures .Pour ma part et pour bon nombre d’Anciens de « l’Auribeau historique », nous avons vécu l’événement comme un déchirement exacerbé par la disparition à tout jamais d’un lambeau de Mémoire commune que seule la présence de la Stèle située sur les lieux mêmes où reposaient les défunts depuis des générations pourra atténuer ; d’autre part, le fait de les savoir reposer, non loin, dans les entrailles de cette terre bénite, dans un lieu digne et éternel, atténue un peu notre désarroi.

    La cérémonie proprement dite s’est déroulée sous le patronage de M .le Consul de France, de M. le Maire d’Auribeau  qui ont déposé une couronne et une gerbe de fleurs , de Mgr Gabriel PIROID, Evêque de Constantine et d’Hippone, de M.SABRI, Président de l’Association «  In Mémoriam », de M.Salim BENNAZZOUZ, membre de son comité régional dont le rôle dans l’entretien et la préservation des cimetières a été de premier plan comme en témoigne l’état satisfaisant du cimetière de Skikda….

    Les mêmes cérémonies se sont déroulées à DJENDEL (LANNOY)  El ARROUCH, RAMDANE DJAMEL (SAINT ANTOINE ).

                                                 Et Amor de conclure :

    Mgr L’Evêque avait prononcé à Skikda une prière mettant fin à ce cérémonial d’une grande signification pour avoir rassemblé des personnes de toutes obédiences religieuses venues se recueillir et rendre hommage à ces authentiques Algériens qui reposent pour l’éternité dans le sol qui les a vus naître.

          A nos amis d’antan

          A notre Pays

     

                                     Amor MOUAS, un AURIBEAUDOIS !!

     

    P.S : Nous vous conseillons vivement de prendre également connaissance du récit d’Amor intitulé : « Il était une fois… AURIBEAU » en cliquant sur ce lien :

    http://skikdamag.aliceblogs.fr/

    Vous pourrez aussi y laisser vos commentaires car vraiment le travail de mémoire d’Amor est tout simplement remarquable.

    Bien amicalement et à Bientôt sur les sites de SkikdaMag.Ai memorial de philippeville ultime priereAu memorial de PhilippevilleM. le CONSUL GENERAL de FRANCE et M. le MAIRE d'AURIBEAUStele a la place de l ancien cimetiere


    June 04

    d'ASTORETH à STORA

    L'Histoire de Stora est riche d'un long passé puisque le golfe fut assidûment fréquenté par les Phéniciens puis plus tard par les Romains.

    L'histoire de Stora et de son golfe (du même nom) ne s'arrête pas avec l'Antiquité mais continue sous la domination turque où le trafic est fort actif en particulier pour le commerce du grain.

    Plus tard des escadrilles marseillaises et génoises vinrent pendant des siècles pour la récolte du corail et des éponges qui se trouvaient disséminés sur la côte... De même les habitants des îles de Procida, d'Ischia et de tous les villages du golfe de Naples s'engageaient très nombreux au service des armateurs pour la pêche en Algérie. Ces Italiens venaient sur la côte orientale relâcher pendant une semaine ou plus durant la belle saison, pêchaient aux abords immédiats de la côte, débarquaient le produit de leur pêche dans une baie déserte, séchaient leurs filets, salaient leurs poissons et repartaient tout aussitôt pour leur port d'attache.

    Mais Stora c’est avant tout ses plages, ses promenades en calèche et ses restaurants où les philippevillois aimaient se retrouver, en particulier chez Michel, pour y déguster des poissons tout juste pêchés. C’était aussi Matsamelle une figure emblématique de Stora, c’était bien sûr notre jeunesse…

    Pour prendre connaissance du diaporama « d’ASTORETH à STORA » veuillez cliquer sur ce lien.

    http://skikdamagazine.blog.ca/

    Par ailleurs pour visionner le même sujet sous la forme d’une vidéo alors cliquez sur cet autre lien :

    http://www.dailymotion.com/video/x261m5_dastoreth-a-stora

    Bien amicalementSkikda Mag

    May 17

    Philippeville dans l'histoire

    L’histoire de Philippeville (ex Rusicade) reste étroitement liée à celle de l’Afrique du nord. Car cette partie du continent fut pendant des siècles, l’objet de convoitise de peuples venus de l’autre coté de la Méditerranée.

    Elle fut tout à tour phénicienne, romaine, vandale et beaucoup plus tard arabe, turque, française avant de devenir algérienne.

    Sous les phéniciens Rusicade s’appelait Tapsus ; aujourd’hui elle porte le nom de Skikda.

    Le  diaporama qui vous est proposé retrace l'histoire de Philippeville à travers les principaux évènements de son existence. Il n’a nullement la prétention d’être complet, il aurait fallu pour cela réaliser un véritable film. Les anciens Philippevillois revivront avec une certaine nostalgie ce passé perdu ; tous les autres découvrirons ce que fut, au cours du temps, cette magnifique cité.
    Pour télécharger le diaporama je vous invite à cliquer sur ce lien.

    http://skikdamagazine.blog.ca/

    Vous pouvez également prendre connaissance du même sujet présenté sous la forme d’une vidéo en cliquant sur cet autre lien :

    http://www.dailymotion.com/video/x200eg_philippeville-dans-lhistoire

    Cordialement

    SkikdaMag

    April 21

    L'Histoire de l'Algérie

    L’histoire de l’Algérie

    L’Algérie a connu, au cours des siècles, des fortunes diverses. Voici, résumé ci-après, l’histoire de ce merveilleux pays que nous «  enfants de là-bas «  garderons à jamais dans nos cœurs.

     

     

    -         Présence de populations primitives attestée dès le paléolithique moyen.
    - A partir du XVIème avant J.C. : arrivée des populations berbères. Très tôt se différencient deux types de peuples : sédentaires sur les régions côtières, nomades à l'intérieur des terres.
    - Dès le XIIème siècle av. J.C. : les Phéniciens installent de nombreux comptoirs.
    Carthage va exercer pendant de nombreux siècles une influence importante (échanges marchands avec les Numides, diffusion de l'art grec).
    - Du IIème siècle av. J.C. au Vème siècle après J.C. : Rome impose son administration et l'Algérie connaît une remarquable prospérité et le développement d'importants centres intellectuels (Cirta, Timgad). La décadence de l'empire romain ouvre la voie aux Vandales puis aux Byzantins qui se heurtent aux révoltes des Berbères.
    - Au VIIème siècle : début de la conquête arabe et de l'islamisation auxquelles les Berbères résistent jusqu'au début du XIIIème siècle.
    - Entre le VIIIème et les XVème siècles se forment des états indépendants en Algérie musulmane : le royaume de Tahert, l'état Hammadide puis l'empire des Almohades. L'Algérie sous régime turc doit résister aux attaques des Espagnols.
    - Avec le XVIIème siècle s'ouvre la période de la course : la riche et puissante corporation des corsaires dispute l’influence aux janissaires, l'emporte en 1671 et confie le pouvoir à un dey qui a sous ses ordres trois beys, dans les faits presque indépendants, l'un à Oran, l'autre à Médéa et le troisième à Constantine. Intensification de la rivalité entre la France et l'Angleterre pour le contrôle de la Méditerranée. La puissance centrale lacunaire et l'autorité religieuse des marabouts ouvre la voie à la colonisation.
    - De 1830 à 1930
    : conquête et la colonisation de l'Algérie. En 1815, tentative infructueuse du congrès de Vienne de mettre fin à la piraterie. En 1830, envoi d'une expédition punitive par Charles X consécutive à des différends avec le dey d'Alger. Le Maréchal de Bourmont débarquent à Sidi-Ferruch puis les Français pénètrent dans Alger et conservent quelques positions sur les côtes. A partir de 1834, décision d'organiser la conquête. Le général Drouet d'Erlon est nommé gouverneur général et doit limiter l'occupation du pays à la seule zone littorale (occupation restreinte). La France se heurte à Abd-el-Kader dont la ruse, l'intelligence et l'autorité sur les tribus font un adversaire redoutable et avec lequel s'engagent des négociations (Traité de La Tafna en 1837).
    - Octobre 1837 : prise de Constantine par la France qui amène l'émir à dénoncer le traité; une brusque attaque lui livre la plaine de la Mitidja en novembre 1839.
    - Décembre 1840 : Bugeaud nommé gouverneur général est autorisé à étendre l'occupation; il va mettre en place une guerre d'usure et de razzias efficace qui va amener Abd-el- Kader à s'exiler au Maroc puis à se rendre au général Lamoricière avant d'être interné en France, libéré par Napoléon III et de pouvoir gagner la Syrie.
    - De
    1848 à 1900 : consolidation de la conquête par des opérations visant à soumettre le Sud et la Kabylie. La colonisation rencontre des difficultés : acquisition des terres, organisation administrative (3 départements créés, Alger, Oran et Constantine et bureaux arabes militaires pour les territoires non pacifiés). Insurrections en Kabylie en 1871, dans le Sud-Oranais en 1881 à l'issue desquelles la pacification est considérée comme acquise; le régime civil prévaut
    - Après 1879 : les gouvernements se montrent favorables à l'assimilation. Le peuplement européen s'accélère (Français et Espagnols). Malgré les liens étroits avec la métropole, l'état d'esprit nationaliste prônant l'émancipation persiste. Le groupe intellectuel des Jeunes Algériens pose la question des réformes (inégalités fiscales, représentation politique des musulmans) ; retardées par la 1ère guerre mondiale, elles sont mises en place dès 1919 mais soulèvent les protestations des Européens d'Algérie, de même la politique jugée trop libérale du gouverneur Violette. Les problèmes sociaux et économiques et l'éveil de nouveaux courants nationalistes (propagande anti-française des ulémas créés en 1931, formation du P.P.A., Parti du Peuple Algérien, par Messali Hadj en 1936) rendent difficiles la question des réformes.
    - Seconde guerre mondiale : participation active de l'Algérie.
    - En 1945, puis de 1952 à 1954 sous l'égide de l'O.S. (Organisation Spéciale), créée en 1947, proche des masses populaires et rurales : intensification des revendications nationalistes et création de nouveaux partis; à l'instar du reste de l'Afrique du Nord des incidents sanglants éclatent : à Sétif et à Gabès.
    - Au milieu de 1954, scission du M.T.L.D. (Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques) : les "messalistes" rangés du côté de Messali Hadj et les "centralistes" dont Ben Khedda, ces deux fractions opposées étant critiquées par les dirigeants de l'O.S. notamment Ben Bella.
    - Le 1er octobre 1954, début de la lutte à main armée encouragée par le F.L.N. (Front de Libération Nationale) et Ferhat Abbas, chef de l'Union Démocratique du Manifeste Algérien (U.D.M.A.). Attentats terroristes, mesures militaires imposées par la France; actions renforcées des rebelles pour empêcher l'écrasement de la révolte suggéré par le propos de Guy Mollet, chef du gouvernement: "cessez le feu, élections, négociations".
    - Le 13 mai 1958, violentes manifestations de rues. Création de comités de salut public. Le président Coty fait appel au général de Gaulle pour mettre sur pied un vaste plan de réformes en même temps que s'élabore la Constitution de la Vème République. Référendum du 28 septembre : 96% de votes favorables à la nouvelle Constitution. En novembre, élections. Cependant, de nombreuses opérations militaires sont nécessaires pour maîtriser la rébellion.
    - Le 16 septembre 1959 : reconnaissance par le général de Gaulle du principe d'autodétermination.
    - Janvier 1960 :
    agitation croissante, grèves et émeutes au nom de l'Algérie française. Nombreuses arrestations parmi les activistes. Lancement de la formule de ralliement : Algérie algérienne offrant la perspective d'une décentralisation.- Juin 1960 : entretiens à Melun entre les envoyés du G.P.R.A. (Gouvernement provisoire de la République algérienne) et le gouvernement français, qui aboutissent à un durcissement de la révolte.
    - Février 1961 :
    entretiens de Rambouillet entre le général de Gaulle et le président Bourguiba amorçant les négociations. Cependant, tentative d'insurrection militaire le 21 avril, recrudescence des attentats et organisation de l'armée secrète (O.A.S.).
    - 19 mars 1962 :
    Aboutissement des pourparlers lors de la signature des accords d'Evian avec cessez-le-feu effectif. Malgré cela, exaspération de la tension entre les populations européennes d'Algérie et les populations musulmanes se traduisant par une multiplication des attentats et un exode vers la France d'Européens et de Musulmans désirant demeurer Français, tandis que se mettent en place les institutions de transition prévues à Evian (un Exécutif provisoire, un Haut Commissariat).
    - 1er juillet 1962 : la République algérienne devient indépendante par un vote massif. La mise en place d'une république socialiste s'accompagne de désaccords et de conflits.

    Je vous propose maintenant de retrouver l’histoire de l’Algérie sous la forme d'une vidéo en cliquant sur ce lien. http://www.dailymotion.com/skikdamag 

    Bien amicalement et à bientôt

    Skikda Mag (Jacky Colatrella)

    May 21

    Skikda : Route de Staiha, le chemin de l'aventure ...

     

     

    Par : A. Boukarine du quotidien Liberté édition du 21 mai 2006

     

    La route de Staiha, reliant Skikda à Collo et Tamalous, se trouve actuellement dans un piteux état, particulièrement au niveau de certains tronçons routiers, où  la circulation automobile est en un mot hasardeuse.
    Étroite et sinueuse, la route de wilaya, sous forme de chemin forestier, est caractérisée par des pentes extrêmement raides, notamment entre Bouchetata et Oued Selsela. Elle devient complètement impraticable pendant la saison des orages et parfois interdite à la circulation, comme cela s’est produit durant l’hiver 2004.
    Plusieurs éboulements ont carrément effacé les tronçons qui longent l’oued provoquant un affaissement considérable de la route, en dépit des travaux de revêtement effectués après chaque éboulement.
    Il est à rappeler que le chemin de wilaya 43, appelé communément Staiha, est un axe routier à forte densité. Il relie plusieurs daïras de la zone ouest, à savoir Collo, Aïn Kechra, Tamalous, Zitouna et Ouled Attia, au chef-lieu de wilaya. Soit une population d’environ 20 000 habitants qui s’est retrouvée, à plusieurs reprises, isolées et pour cause, la seule la route, la RN85, reliant Collo à Aïn Bouziane, est également sujette aux éboulements et aux glissements de terrain. D’ailleurs, tout le réseau routier qui desserve cette partie pauvre de la wilaya de Skikda est dans un état lamentable et à peine carrossable par la multitude de nids-de-poule et de crevasses. La densité de la circulation automobile déjà importante a atteint un seuil trop élevé avec le développement du transport en commun des voyageurs et des marchandises. Il sera, dès lors, nécessaire que la circulation des poids lourds soit déviée via Sidi Mezghiche afin de désengorger cet axe routier et éviter les bouchons.

    A. Boukarine

     

    Pour revenir sur le portail de Skikda Magazine cliquez sur ce lien:http://genealogie-colatrella.chez-alice.fr/Monsiteweb/histoires/pages/accueil_histoirespag.html

    May 16

    SKIKDA : Toilettage des plages

    Skikda : Près de 4 milliards de centimes pour l’équipement de 12 plages.

    Source : Le soir d’Algérie édition du 15 mai 2006

    Le secteur du tourisme sera doté d’équipements au niveau de 12 plages des 6 daïras côtières, à savoir Skikda, Hadaiek, Azzaba, Ben Azzouz, Tamalous et Collo, pour un montant de 39 586 000 DA. Ce montant jamais été dégagé auparavant, le sera au titre du budget communal de Skikda (2 milliards de centimes), des PCD (18 786 000 DA) et du programme sectoriel de la direction de l’hydraulique (80 millions de centimes).
    Ces différentes opérations lancées ou en voie de l’être sanctionnent la tenue des réunions du conseil de l’exécutif et de la commission des préparatifs de la saison estivale. Les différentes propositions des trois sous-commissions chargées du contrôle des camps de toile, des plages dans le cadre des concessions et du contrôle des commerces ont trouvé un écho favorable à “l’essor” du tourisme. Les régulières sorties sur le terrain des représentants des instances compétentes, comme l’environnement, la santé, l’hydraulique, les APC côtières pour évaluer les recommandations à concrétiser dans le cadre des préparatifs de la saison estivale, devront aussi fixer, à travers notamment les analyses positifs des eaux de baignade et l’achèvement des équipements indispensables, le nombre des plages autorisées à la baignade pour l’année 2006. A présent, on en compte 17. Bien sûr en incluant la plage Miramar fermée à la baignade pour raison des travaux chapeautés par la direction de l’environnement. Mais on prévoit pour cette année, un nombre de 19 plages qui sera atteint avec la proposition de fractionner la plage de Filfila en trois plages. Il est vrai que près de 5 km de côtes pour une seule plage, est inutile à la longue. Donc la décision d’une augmentation de ce nombre n’est pas une simple “acrobatie mathématique” mais elle répond à un souci de “rentabiliser” de vastes espaces sablonneux et bénéficier également d’enveloppes financières plus conséquentes et nécessaires à leur prise en charge et ce, conformément à la réglementation en vigueur. Le secteur du tourisme de Skikda est fort de ses 140 km de bandes côtières, soit plus 10% de la longueur du littoral national. Il souffre d’un encombrant malentendu “historique” entre des belles plages que l’extraction du sable et une pollution “multicéphale” n’ont pu compromettre l’attractivité de sites paradisiaques, et une politique en matière d’investissement touristique victime d’un manque flagrant d’idées et de motivation à même de contribuer à un essor tant attendu. L’anarchie en plus de l’insécurité qui y ont sévi depuis des années auraient contribué, bien que les chiffres officiels de l’époque essaient d’en atténuer l’ampleur, à faire “fuir” les estivants préférant les wilayas limitrophes comme Béjaïa, Annaba et Jijel, ou on peut trouver le long de leurs plages le minimum requis notamment les… toilettes publiques. Ces dernières, bien qu’au stade des fondations encore, ont fait, par contre, l’objet d’une démolition de la part des services de l’actuelle APC de Skikda en 2003 quelques mois seulement après que Rabah Boumoud ex-FLNiste et ex-délégué de Larbi-Ben-M’hidi eut procédé au lancement des travaux de construction. D’ailleurs ce dernier s’interroge à nos jours sur l’opportunité d’une telle action de… démolition. Il y a lieu de souligner que l’APC de Skikda va entamer des travaux nécessitant un montant de l’ordre de 2 milliards de centimes, ou figurent ceux liés aux… toilettes publiques ! On compte dans ce contexte désigner l’entreprise algéroise qui a été derrière la réalisation des vespasiennes implantées au niveau des plages de Annaba. Les autres travaux concernent l’aménagement et la réhabilitation des chemins communaux et les accès aux plages, l’éclairage publique, construction des postes de vigiles, embellissement des artères à travers la mise en place des plaques de signalisation et d’orientation ainsi que ceux liés à la prise en charge du problème d’eau. Les sites ciblés par ces opérations sont Miramar, le Château vert et le Paradis-Plage. Dans la commune de Filfila, et pour près de 5 millions de DA, des travaux d’aménagement de la piste n°8 seront lancés, ainsi que la construction de trois postes de secours, de deux toilettes en préfabriqué et d’une autre constituée de quatre blocs. La grande plage a la commune de Aïn Zouit ainsi que les plages de la Marsa, Ben Zouit, Tamanar bénéficieront chacune d’un poste de secours dans le cadre du renforcement de la sécurité des estivants. Et dans le même cadre, à Teleza (Collo), on verra la construction d’un sixième poste de secours. D’autres plages verront la réhabilitation de leurs postes de secours déjà opérationnels depuis des années, à l’instar de R’mila 1 à la Marsa, et Ben Zouit à Kerkera. La question de l’eau dont la demande s’accentuera naturellement en été est l’une des préoccupations figurant dans le plan d’action de la direction du tourisme. Son règlement ou non, sera constaté cet été. Des mesures ont été prises dans ce sens. En outre de l’inéluctabilité de faire couler de l’eau dans les robinets des ménages, l’approvisionnement par le biais des camions citernes des régions démunies de réseau AEP, serait aussi le cheval de bataille des pouvoirs publics. La Marsa (R’mila 1), la commune de Djendel (Guerbès) et Kerkera (Ben Zouit) sont les trois ciblées par cette opération. Une quatrième région, en l’occurrence Chréa (la plage de Tamanar) et bien que disposant d’un réseau d’AEP, en sera concernée également. Il y a lieu de signaler aussi que le secteur est confronté à un épineux problème du foncier. Le foncier touristique, qui a été soumis à un grand processus de “dévastation” comme souligné dans le rapport élaboré par la commission des équipements et de l’aménagement du territoire, et présenté lors de la session ordinaire de l’APW. Un élu FLN, abondant dans le même sens, donnera pour exemple la région de Ben-M’hidi, où des espaces de 1500 m2 où étaient implantés des bases de vie, se sont transformés en lots individuels, “la procédure de régularisation administrative s’est faite d’une façon mystérieuse”, dira-t-il. Cela dit, le sort des ZET (zones à extension touristique) est lié à l’existence d’un portefeuille du foncier. Des huit ZET de Skikda, seule celle de la Marsa a été mis en chantier, les autres devront attendre. A compter de cette année, le délai de l’exploitation des plages dans le cadre des concessions sera pour une année et ce, conformément au cahier des charges-type qui est en phase d’élaboration par les services du ministère du Tourisme. Par contre, les bénéficiaires de ce dispositif en l’an 2005 pour une durée de cinq années continueront d’exercer le plus normalement du monde. A titre de rappel, et suite à un appel d’offres national lancé l’an dernier, 10 concessions ont été accordées dont deux infructueuses, à la Grande-Plage et Ben Zouit (Kerkera), les huit autres sont implantées à la Marsa, Tamanar, les platanes (2), Ben- M’hidi (2), Collo (2 : Hôtel Torche et Teleza). Trois autres concessions ont été accordées, suite à une décision du wali. Les bénéficiaires sont les gérants des hôtels classées qui peuvent faire une extension de leurs activités hôtelières à travers une concession d’une plage. Les hôtels sont l’hôtel Es Salem, l’hôtel Bougaroun et l’hôtel Concorde de Saadi Nadir, le gérant du Titanic. A titre récapitulatif, le montant de 39 586 000 DA est destiné à 29 opérations qui seront réparties comme suit : 6 à la commune de Skikda pour 20 millions de dinars, 4 à la commune de Filfila pour 4,81 millions de DA, 8 à la daïra de Ben Azzouz pour 6,28 millions de DA, 2 à Azzaba pour 2,296 millions de DA, 1 à la commune de Aïn Zouit relevant de la daïra de Hadaiek pour près de 900 000 DA, 4 à Tamalous pour un coût de 1,76 millions de DA et 4 à Collo pour 2,56 millions de DA. Les 10 km de côtes de Larbi- Ben-M’hidi et Filfila, les belles plages de Oued Bibi, Oued Tanger, Dem-El-Bagrat de la Marsa (classée l’une des plus plages en Algérie en 1985 par une délégation française du tourisme !), la beauté sauvage et perdue de l’île Siridjina, les sables fins de Marsat Ezzitoune, les plages au sable doré, rocheuses, ornées d’endroits fortement boisés (le cas de Guerbès), de falaises, de presqu’îles, de grottes et autres “divinités” marines, méritent mieux !
    Zaïd Zoheïr

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    March 23

    Réalisation d'une piste d'envol à Skikda

     

    Un projet aux oubliettes !

    Par : S. Oudina

    Après le choix de terrain opéré au courant de l’année écoulée, pour la création d’une piste d’envol du côté de la localité de Gerbes, au lieudit Kef Eddeb, par une commission technique représentée par des membres de l’aviation civile désignés pour la circonstance, d’un représentant de la Direction des transports de la wilaya et du P/APC de la commune de Fli-Fla, le projet semble relégué aux calendes grecques.

    La population qui espérait la réalisation d’un aéroport, qui n’aura rien à envier à ceux des grandes villes, n’a au bout du compte même pas eu droit à une piste d’envol.

    Pourtant un tel projet ne pourrait qu’être bénéfique à la région.
    En effet, la réalisation d’un aéroport est plus que jamais d’actualité, eu égard à 
    la nécessité de donner à la région tous les atouts indispensables pour valoriser  le développement tous azimuts des potentialités économiques, touristiques et agricoles de Skikda et, par conséquent, permettre un gain de temps dans l’intervention des techniciens étrangers appelés en renfort pour des réparations urgentes sur du matériel de pointe des 12 unités industrielles implantées dans   la zone.
    Une telle réalisation permettra de désengorger le flux des passagers qui passe par les aéroports d’Annaba et de Constantine.
       

    S. Oudina

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    March 18

    Skikda - Un court-circuit de trop au Beni Melek

    En moins de deux années, trois incendies causés par des courts-circuits ont eu lieu à Beni Malek, un quartier populaire de la ville de Skikda.

    Le dernier a failli avoir de graves conséquences, n’était l’intervention à temps des sapeurs pompiers, on aurait assisté à un véritable drame. La cage d’entrée du bâtiment n°5 en garde d’ailleurs les séquelles, et les marques de fumée sont présentes jusqu’aux étages supérieurs. Les douze compteurs électriques, assemblés dans un placard au premier étage, ont été tous grillés. Selon les habitants de l’immeuble, l’incendie s’est déclaré à 20h 30 pour dégager d’épaisses fumées mélangées à une insoutenable odeur de plastique qui brûlait. Un vieux aurait même eu un malaise respiratoire. Ils estiment que la cause serait en liaison avec le regroupement des compteurs électriques. « Les trois incendies qui se sont produits dans la cité ont tous été en relation avec des compteurs électriques, alors que ce genre de sinistre ne s’était jamais produit auparavant », avance un habitant. Contacté, le chef de service technique de Sonelgaz a tenu à relever que « le regroupement de compteurs ne peut en aucun cas être une cause directe pouvant provoquer ce genre d’incident. Plusieurs cités de la ville de Skikda disposent de ce genre d’installation et n’enregistrent pas pour autant de problèmes ». Il a garanti que ces installations ont été utilisées afin d’éviter ce genre d’incident aux étages. « Ces installations répondent à toutes les conditions de sécurité », dira-t-il. Quant au fait que la cité Beni Malek enregistre, à elle seule, trois incidents similaires en moins de deux années, le chef de service relève : « Que ce soit à Beni Malek ou ailleurs, pour les compteurs aux étages ou pour les compteurs regroupés, les accidents enregistrés et comptabilisés à notre niveau sont globalement causés par des infiltrations d’eau ou par le tripotage. Nous sommes en mesure de vous communiquer toutes les statistiques relatives à ces incidents. » A titre de rappel, deux autres immeubles de la cité de Beni Malek, dont une minitour de 10 étages, avaient été concernés par des incendies similaires durant ces deux dernières années. L’un d’eux avait poussé une mère de famille à se jeter du deuxième étage.

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    March 01

    Skikda : Glissements de terrain

    Une étude sur les glissements de terrain à Skikda
    Les séquelles des glissements de terrains, qui ont touché l’hiver dernier plusieurs cités de la ville de Skikda, sont toujours d’actualité.

    Les ruines des bâtisses, qui s’étaient écroulées, les fissurations des routes et les éboulis des talus sont encore visibles pour témoigner de l’importance du sinistre. L’ampleur du phénomène avait, à titre de rappel, vivement inquiété les pouvoirs publics qui se sont retrouvés devant un fait accompli causé par des années d’insouciance dans la gestion de l’espace urbain de la ville et par une grande anarchie relevée dans l’accaparement des sols et de leur urbanisation. Skikda avait alors commencé à s’effriter à vue d’œil. Que ce soit au centre-ville même ou aux quartiers périphériques, les constats étaient les mêmes, faisant dire à des experts nationaux que « la situation de glissements de terrains à Skikda risque d’être plus importance que celle vécue par la ville de Constantine. » Après les premiers constats, les élus de l’APW avaient laissé comprendre qu’ils allaient saisir les autorités centrales pour « déclarer la wilaya de Skikda zone sinistrée ». Ils se rétracteront par la suite pour tenter de se substituer à l’administration et jouer aux administrateurs à travers une batterie de correspondances adressées à différents ministères. Une année après, le phénomène d’éboulement est toujours présent, puisque la ville a enregistré dernièrement d’autres éboulements. Ils sont de moindre envergure certes, mais ils sont venus rappeler aux uns et aux autres que la situation mériterait une attention plus accrue. Entre temps, les autorités locales avaient lancé un appel d’offres national et international en vue de prendre le phénomène en charge. L’étendue du phénomène d’éboulement et sa gravité ont emmené les responsables à opter d’abord pour la réalisation d’une étude globale des régions touchées pour aboutir à un ensemble de recommandations. Cette étude, recommandée par plusieurs experts et instances officielles vient d’être engagée. Après les opérations d’usage relatives à ce genre de marché, Terrasol, un bureau d’études français a été retenu et a déjà entamé ses travaux il y a plus d’un mois, en enclenchant un grand programme de sondage (carottage) des sols des régions les plus affectées par les glissements de terrain. Ces régions ont été scindées en six zones : la Corniche de Stora, la résidence, Beni Malek, le Mont Mouader, Oued El Ouahch et Boulkeroua. Selon les informations rapportées par la cellule de communication de la wilaya, l’étude devrait être achevée avant la fin de l’année.

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    February 15

    Skikda : Le transport dans tous ses états ...

     

     Skikda 
    Échangeur, tramway, téléphérique, liaison ferroviaire et gare (...)
     

    Les répercussions directes de cette mutation sur l’emploi, le commerce et même le tourisme sont certaines, bien que ce chamboulement est venu encore une fois rappeler les grands retards de développement enregistrés dans une ville aux prédestinées méditerranéennes. L’une des grandes tares que Skikda n’a cessé de traîner est indéniablement le secteur des transports.

     Etant un véritable cul de sac, la ville s’est désagrégée au fil du temps sans parvenir à assurer un schéma de désengorgement. Tous les chemins mènent aux « Arcades » et ces derniers ne mènent nulle part. La projection spatiale de l’actuelle Skikda l’a enfoncé davantage dans son chaos et a engendré les plus pénibles désagréments aux automobilistes et aux piétons. Entre temps, et au moment où on s’attelait par populisme et souvent par manque d’intelligence à « bétonner » d’autres espaces pour planter l’actuelle Skikda, on semble avoir oublié l’essentiel : les routes.

    Vieux projets

    On s’est juste contenté de dessiner, par fantaisie, des projets qu’on n’a cessé depuis plus de vingt ans d’exhiber lors des visites officielles pour les reclasser par la suite dans les archives. Un de ces anciens projets vient enfin de se voir dépoussiérer. Il s’agit de la nouvelle desserte dite route de l’Ilot des chèvres, un tronçon devant relier l’entrée est du port à l’échangeur. D’autres projets d’envergure sont également inscrits. Des plus importants, on retient l’échangeur sur la RN44, la liaison ferroviaire devant relier Skikda à Fil Fila, le téléphérique le tramway et aussi la future gare multi nodale. Certains de ces projets sont déjà en cours et d’autres sont en phase d’études. Pour l’échangeur, qui a été inscrit en 2003, de grands retards ont concerné ses chantiers, puisque contractuellement, il devait être achevé à la fin de juillet 2005. Lors de la dernière visite du ministre des Travaux publics à Skikda en janvier dernier, le taux d’avancement physique était de 60% avec la promesse du constructeur, Sapta, en l’occurrence, de livrer l’échangeur bien avant la fin de l’année 2006. Le chantier, qui enregistre à vue d’œil un avancement considérable, aura, une fois achevé, à améliorer considérablement les conditions d’accès et de sortie de la ville, à assurer les trafic en provenance du port et surtout à garantir une grande fluidité au niveau du passage à niveau, permettant ainsi de desservir la zone sud de Skikda. Cette œuvre d’art sera quelque part accompagnée par la desserte ferroviaire devant relier sur 20 km Skikda à Fil Fila. Un projet vieux lui aussi de plus de 15 ans et dont l’étude enregistre actuellement une grande percée, puisque c’est au courant de cette semaine que les responsables directs auront à opter pour la variante du tracé. Cette desserte sera d’un grand secours aux 50 000 habitants de Ben M’hidi et de Fil Fila et servira aussi les populations de Hammadi Krouma et de Hamrouche Hammoudi des agglomérations qui devraient êtres incluses sur le tracé. Pour le tramway, c’est le wali qui nous apprendra, il y a quelques jours seulement, que la ville de Skikda venait de réussir à décrocher l’inscription d’une étude pour la réalisation d’un tramway. L’étude sera inscrite avant le mois de juillet et le wali a laissé comprendre que l’itinéraire du tramway de Skikda devrait certainement concerner, en partie, la zone sud de la ville (Mer Eddib) pour rejoindre la commune d’El Hadaiek qui abrite l’université du 20 Août 1955. L’éventualité de retenir d’autres dessertes reste encore à envisager, et l’étude aura certainement à proposer d’autres liaisons. Pour le téléférique, le directeur des transports de la wilaya de Skikda a avancé que le projet est toujours en phase d’étude : « Nous avons déjà reçu une délégation d’une entreprise suisse intéressée par le projet qui englobe à titre de rappel les deux phases : étude et réalisation. Nous avons également à recevoir une autre délégation étrangère ces jours-ci pour le même motif, et d’après le calendrier élaboré à ce sujet et comme le stipule le cahier des charges, nous procéderons à l’ouverture des plis à la fin de ce mois. » Quant au délai de réalisation que prendra le projet, le directeur a affirmé qu’il a été fixé à 18 mois en précisant cependant que la première phase aura à assurer une liaison entre les hauteurs de Bouabbaz et le centre-ville (la gare routière). Les projets du téléférique de la liaison ferroviaire et du tramway auront à changer carrément le paysage du secteur du transport dans la ville de Skikda. Chose qui a emmené les responsables locaux à les consolider par l’aménagement d’une nouvelle gare multimodale, c’est-à-dire une gare multifonctionnelle qui servira de station ferroviaire et terrestre (taxis et bus). Elle sera implantée, selon le directeur des transports, à l’entrée de la ville (la gare El Barrani). L’actuelle gare routière sera reconvertie en station principale pour le téléphérique et pourrait, aux dires du directeur des transports, servir de gare urbaine.

    K. Ouahab

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