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    February 16

    La mort assurément par Evelyne Sellès-Fischer

     

     

    La musique a été, pour Evelyne Sellés-Fischer,  son principal centre d'intérêt dès son plus jeune âge.
    Très vite elle écrit, souvent, sans jamais montrer ce qu’elle écrivait, qui finissait généralement au panier. Et voilà que, maintenant, elle le montre avec passion et brio.

    Après NOUR, un merveilleux récit, avec Philippeville en toile de fond, voici son second ouvrage :

    LA MORT ASSUREMENT

    Une femme, écrivain, dans une maison de retraite, revisite sa vie à partir des photos qui l'ont jalonnée. De Rome au Sénégal en passant par Saint-Benoît sur Loire, où la rencontre avec Dieu n'adviendra pas.

    A vous procurer chez ALAPAGE au prix de 29,45 euros en cliquant sur ce lien :

    http://www.alapage.com/-/Fiche/Livres/9782296073296/LIV/mort-assurement-evelyne-selles-fischer.htm?id=298851234779900&donnee_appel=GOOGL

    Bonne lecture

    A bientôt

    Amitiés

    Jacky

    February 12

    NOUR ou Philippeville ... le paradis perdu

    "NOUR", voyage nostalgique dans l'Algérie de notre enfance : Philippeville en toile de fond, odeurs, couleurs et sensations... J’ai lu ce livre ; c’est un petit chef d’œuvre. Je vous engage vivement à vous plonger dans la lecture de cet ouvrage : c’est un bain de jouvence assuré – un retour dans ce passé de notre jeunesse.

    A commander chez ALAPAGE au prix de 17,10 euros port compris.

    URL : http://www.alapage.com/-/Fiche/Livres/9782296069589/nour-evelyne-selles-fischer.htm?donnee_appel=GOOGL

    Evelyne Sellés-Fischer sera présente au prochain rassemblement du Dramont.

    Bien amicalement

    Et bonne lecture

    Jacky

    February 08

    Vieilles chroniques philippevilloises

    Qui aurait entendu parler du sergent Mohamed ?

    Je veux parler ici des gamins de Philippeville  entre dix et douze dans les années 1942-1943. En ces tristes époques où sévissait la guerre, le sergent Mohamed mettait une bonne dose dans les quartiers surtout ceux auxquels s’ouvrait un café. Qui n’a pas entendu : « Joue, Bon Deux, de Bon  Deux » son cri de guerre habituel quand le vin ou l’anisette chamboulaient ses pensées ?

     Avec Satanas, autre ivrogne – plus morose – celui-là, ils formaient un étrange duo : le sergent toujours disert et tonitruant et Satanas renfermé, morose mâchonnant quelques insanités mais  traçant sur les murs le profil de … Staline. Mystère !

    *

    Je n’avais guère compté sur la visite  gaullienne. Chacun s’apprêtait à recevoir le grand homme avec le faste nécessaire ; et surtout le sergent Mohamed qui par instant beuglait : « Vive le général Charlot, Charlot di Gôole ». Le grand jour arriva  quand les enfants des écoles nous nous vîmes alignés en rangs d’oignons devant le Monument aux Morts (aujourd’hui dans le cimetière de Toulouse). J’eus enfin le privilège de  voir au passage le grand homme entouré d’officiels,  morose et froid comme un iceberg et long comme un jour sans anisette.

    Défilé militaire, Marseillaise et une nuée de petits drapeaux agités car au bout de la rue Nationale un cortège arrivait lentement. C’est à ce moment que se produisit ce fait à peine croyable ; nous vîmes jaillissant de la foule tassée sous les arcades un curieux bonhomme à la démarche zigzagante coiffé d’un chapeau kabyle et le ventre ceint d’un ruban tricolore sauter sur le marchepied de la voiture officielle devant les motards médusés et enfin serrer la main de son cher Charlot.

     

    *

    L’homme du 18 juin aurait-il compris le message muet que lui remettait un vieux brave, vétéran de la campagne de Tunisie ? Rien n’est moins sûr  car  une fois de plus il était l’homme providentiel. Le malheur fondit sur nous quelques années plus tard…

     André-Gilbert Menant.